Projet de plan pluriannuel de travaux (PPPT) : le document qui engage votre copropriété pour dix ans
Le projet de plan pluriannuel de travaux, créé par la loi Climat et Résilience du 22 août 2021 et inscrit à l’article 14-2 de la loi du 10 juillet 1965, n’est pas une formalité de plus. C’est le document sur lequel le conseil syndical va s’appuyer pendant dix ans pour arbitrer, budgéter et faire voter les travaux. Un PPPT mal fait se paie en travaux non anticipés, en appels de fonds en urgence et en assemblées générales qui s’enlisent.
Nous accompagnons les syndics et les conseils syndicaux qui veulent sortir d’une gestion des travaux au coup par coup, où l’on répare ce qui casse, pour une politique patrimoniale anticipée et finançable. Le cabinet intervient dans tout le Sud-Est depuis 2007 : Bouches-du-Rhône, avec Marseille, Aix-en-Provence et Aubagne, Var, avec Toulon et son littoral, Vaucluse, et jusque dans les Alpes du Sud, ainsi qu’au-delà sur les missions programmées et les marchés pluriannuels.
Le PPPT au croisement de deux obligations
1. Le fonds de travaux, créé par la loi ALUR du 24 mars 2014. Obligatoire depuis le 1er janvier 2017 pour les copropriétés dont la réception des travaux remonte à plus de cinq ans, avec une cotisation annuelle d’au moins 5 % du budget prévisionnel. Les copropriétés de moins de dix lots peuvent s’en dispenser par un vote à l’unanimité, et celles qui disposent d’un DTG ne faisant apparaître aucun besoin de travaux dans les dix ans en sont exonérées.
2. Le projet de plan pluriannuel de travaux, créé par la loi Climat et Résilience du 22 août 2021. Article 14-2 de la loi du 10 juillet 1965. Il vise les copropriétés à destination totale ou partielle d’habitation dont la réception des travaux remonte à plus de quinze ans, selon un calendrier échelonné : plus de 200 lots depuis le 1er janvier 2023, 51 à 200 lots depuis le 1er janvier 2024, au plus 50 lots depuis le 1er janvier 2025. Il porte sur dix ans et il intègre la performance énergétique.
Les deux dispositifs sont liés : le PPPT donne au fonds de travaux la visibilité qui lui manquait. Sans lui, la copropriété cotise sans savoir pour quoi.
En clair
Sans PPPT, la copropriété n’a aucune vision chiffrée à dix ans, elle alimente un fonds de travaux sans destination définie, et elle se condamne à voter des travaux d’urgence dans la précipitation, donc plus cher. Le PPPT sert aussi de base documentaire si la responsabilité du syndicat est un jour mise en cause sur l’entretien de l’immeuble.
Le PPPT s’appuie sur les diagnostics dont la copropriété dispose déjà, et le DPE collectif en fait partie : il est obligatoire pour tous les bâtiments d’habitation collective de plus de deux logements dont le permis de construire a été déposé avant le 1er janvier 2013. Lorsque la copropriété doit également faire établir un DTG, nous traitons les deux missions ensemble plutôt que successivement, ce qui évite un second relevé du même immeuble. À partir de ces éléments et de notre propre visite, nos techniciens établissent un document structuré en cinq volets :
| Volet | Contenu | Objectif pour la copropriété |
|---|---|---|
| 1. État technique du bâti | Structure, maçonnerie, toiture, façades, réseaux, équipements communs, sécurité des occupants | Identifier les travaux nécessaires à la sauvegarde de l’immeuble et à la sécurité, et les hiérarchiser |
| 2. Performance énergétique | Classes énergie et climat, postes de déperdition, niveau de performance atteignable selon les travaux envisagés | Réduire les consommations et les charges, et préparer les échéances sur les logements les plus consommateurs |
| 3. Chiffrage et échéancier sur dix ans | Estimation du coût de chaque poste, hiérarchisation, répartition année par année sur dix ans | Anticiper les appels de fonds et ajuster la cotisation au fonds de travaux |
| 4. Dispositifs d’aide mobilisables | Mention des dispositifs susceptibles d’être sollicités pour les travaux envisagés | Savoir quelles pistes de financement explorer avant d’engager le projet |
| 5. Présentation et suivi | Restitution en conseil syndical et en assemblée générale, appui à l’inscription des travaux à l’ordre du jour, actualisation du plan | Faire vivre le document plutôt que le laisser dans un classeur |
Notre méthode
1. Collecte documentaire. Plans, procès-verbaux d’assemblée générale, carnet d’entretien, contrats de maintenance, diagnostics déjà réalisés, factures d’énergie des parties communes. Cette étape conditionne tout le reste : un PPPT bâti sans les pièces de la copropriété reste théorique.
2. Visite du site. Parcours complet des parties communes, des façades, des toitures accessibles, des locaux techniques et des équipements communs, avec relevé photographique. Lorsque l’état d’un ouvrage ne peut pas être apprécié à vue, nous le disons et nous proposons l’investigation complémentaire adaptée plutôt que de supposer.
3. Chiffrage et phasage. Estimation poste par poste sur la base des coûts constatés sur des opérations comparables, hiérarchisation selon l’urgence, puis répartition sur dix ans en tenant compte de la capacité réelle de la copropriété et de l’état de son fonds de travaux. Un échéancier qu’aucun budget ne peut suivre ne sert à rien.
4. Restitution. Un rapport complet, et une synthèse courte lisible par des copropriétaires qui ne sont pas techniciens : état actuel, travaux par étapes, ordres de grandeur financiers, calendrier.
5. Présentation en assemblée générale. Nous venons exposer le document et répondre aux questions des copropriétaires, lorsque le syndic le souhaite. C’est le moment où un PPPT devient utile ou reste lettre morte.
6. Suivi. Point d’étape annuel avant l’assemblée générale, pour préparer l’inscription à l’ordre du jour des travaux du plan à engager dans l’année. Mise à jour du PPPT et du DTG après réalisation de travaux significatifs.
Notre organisation rend cela tenable sur un portefeuille : plusieurs assistantes administratives au traitement des dossiers et à la planification, plusieurs techniciens certifiés sur le terrain. Nous traitons plusieurs copropriétés d’un même syndic en parallèle, ce qui compte quand la saison des assemblées générales se resserre.
| Atout | Ce que cela change pour vous |
|---|---|
| Indépendance vis-à-vis des entreprises de travaux | Nous ne vendons ni travaux ni matériel et nous ne percevons aucune commission. Le chiffrage n’est orienté par aucun intérêt commercial |
| Participation aux référentiels | Le cabinet est dirigé par un membre des commissions de normalisation AFNOR sur le DPE, l’amiante et le parasitaire. Les règles appliquées à votre immeuble sont celles à l’élaboration desquelles il participe |
| Un dirigeant expert de justice | Expert bâtiment près la cour d’appel d’Aix-en-Provence. Un document qui tient devant un conseil syndical exigeant tient aussi devant un tribunal si la copropriété entre un jour en litige |
| Contrôle qualité interne depuis 2008 | Des rapports vérifiés avant transmission, et une qualité homogène quel que soit le technicien intervenu. C’est ce qui compte sur un portefeuille de plusieurs immeubles |
| Connaissance du bâti régional | Immeubles anciens de centre-ville, ensembles des années soixante-dix, copropriétés récentes : depuis 2007 dans le Sud-Est, nous connaissons les pathologies récurrentes de chaque typologie |
| Une équipe, pas un intervenant isolé | Plusieurs assistantes administratives au traitement des demandes et plusieurs techniciens certifiés sur le terrain. Plusieurs copropriétés d’un même syndic peuvent être traitées en parallèle |
| Des délais annoncés et tenus | Devis sous deux jours ouvrés. Intervention sur site possible sous un mois. Rapport remis trois à six semaines après la visite, selon la taille de la copropriété |
| Une grille tarifaire révisée chaque année | Un prix établi au dossier, construit au coût réel, avec des conditions adaptées aux syndics qui nous confient un portefeuille |
| Une restitution que les copropriétaires comprennent | Présentation en conseil syndical et en assemblée générale, dans un langage accessible. Une décision se prend mieux sur un document expliqué que sur un rapport que personne n’a ouvert |
Comment se déroule votre projet
1. Premier contact. Par téléphone ou par formulaire. Indiquez-nous l’adresse, le nombre de lots et l’année de construction. Une assistante vous adresse un devis gratuit, qui précise le délai d’intervention et de remise du rapport pour votre copropriété.
2. Commande. Signature électronique du devis, puis planification de la visite avec le syndic.
3. Visite sur site. Sa durée dépend de la taille de la copropriété, du nombre de bâtiments et de l’état du bâti. Nous avons besoin d’un accès aux parties communes, aux locaux techniques, aux combles et aux terrasses.
4. Remise du rapport. Comptez généralement trois à six semaines après la visite, selon la taille de la copropriété. Si votre calendrier d’assemblée générale impose un délai plus court, dites-le-nous : nous nous organisons pour le tenir.
5. Proposition de rédaction des résolutions. Nous vous transmettons une proposition de formulation des résolutions techniques, que le syndic reprend à son compte et adapte au règlement de copropriété.
6. Présentation en assemblée générale. Nous venons exposer le document et répondre aux questions des copropriétaires lorsque le syndic le souhaite. La conduite de l’assemblée et la mise aux voix restent l’affaire du syndic et du président de séance.
7. Point annuel. Avant chaque assemblée générale, pour préparer l’inscription à l’ordre du jour des travaux du plan à engager dans l’année.
Faire établir le PPPT de votre copropriété
Un PPPT bien fait donne au conseil syndical ce qui lui manque le plus souvent : une vision à dix ans, chiffrée et hiérarchisée, sur laquelle appuyer les résolutions soumises au vote.
Il permet de traiter les désordres avant qu’ils ne deviennent des travaux d’urgence votés dans la précipitation, donc plus coûteux.
Il donne une destination au fonds de travaux, que la copropriété alimente sinon sans savoir pour quoi.
Il constitue enfin une base documentaire si la responsabilité du syndicat est un jour mise en cause sur l’entretien de l’immeuble.
Adressez-nous l’adresse de la copropriété, son nombre de lots et son année de construction. Une assistante vous répond avec un devis gratuit, établi au dossier. Nous intervenons dans tout le Sud-Est, et au-delà sur les missions programmées.
FAQ – Plan Pluriannuel de Travaux
Oui. Il s'impose à toute copropriété à destination totale ou partielle d'habitation dont la réception des travaux remonte à plus de quinze ans, en application de l'article 14-2 de la loi du 10 juillet 1965. Toutes les échéances sont passées : plus de 200 lots depuis le 1er janvier 2023, 51 à 200 lots depuis le 1er janvier 2024, au plus 50 lots depuis le 1er janvier 2025.
Une exception : la copropriété qui dispose d'un DTG en cours de validité ne faisant apparaître aucun besoin de travaux dans les dix ans en est dispensée.
La copropriété via le budget ou une avance ; la dépense est répartie selon les tantièmes généraux.
Oui, sauf si un DTG < 10 ans est déjà disponible et complet.
Il doit être révisé tous les 10 ans ou après travaux majeurs.
Non ; seule la première tranche (3 ans) doit être financée immédiatement.
MaPrimeRénov’ Copro, CEE “Coup de pouce”, Éco‑PTZ collectif, TVA 5,5 %, aides régionales.
Non ; il sert à dimensionner le fonds travaux pour éviter les appels de fonds exceptionnels.
Notre présentation “bilan charges/gains” et la visualisation des aides font passer le vote dans 94 % des cas.
Oui : nous couvrons toute la France grâce à nos équipes mobiles et à la visio‑conférence pour les AG.
Le prix dépend du nombre de lots, du nombre de bâtiments, de l'année de construction et de l'état du bâti. Nos PPPT débutent à 1 850 € TTC. Le montant exact est établi au dossier, à partir d'une grille construite au coût réel et révisée chaque année, et des conditions particulières s'appliquent aux syndics qui nous confient un portefeuille.
Adressez-nous l'adresse de la copropriété et son nombre de lots, une assistante vous répond avec un devis.
QUELQUES RÉFÉRENCES
CERTIFICATION & ASSURANCE



